L'annuaire Web de l'Océan Indien
La cuisine de l'Ile Maurice... Qu'attendrait-on
d'elle qui ne soit un subtil mélange de terre, d'hommes et d'océan. Comme son
peuple, la cuisine créole mauricienne est aux croisements de la route des
épices, métissant de la plus naturelle et belle manière les saveurs de l'Inde,
de l'Asie, de l'Afrique noire et du nord, sans oublier l'Europe tantôt
francophone, tantôt anglophone

La cuisine créole de l'Ile Maurice est
dès lors une riche mosaïque de recettes issues de traditions et de cultures
différentes. De beaux contrastes et harmonies en
perspective....


Faite votre choix d'une recette dans le Menu de Droite...
Bonne Appétit
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dimanche 13 mai 2007

Langues De L'Ile

La langue la plus couramment parlée à Maurice est le créole. Le créole est une langue dérivée du français qui a évolué de manière étonnante. La langue française a été la première langue parlée à Maurice; les colons qui venaient de diverses régions de la France s’exprimaient avec des accents différents. Les esclaves noirs qui venaient du Sénégal ou du Mozambique, les indiens de différentes régions de l’Inde et les chinois du canton voulaient se comprendre ; la langue créole s’est ainsi développée à partir de 1769, transformant le français en une langue pimentée et singulière.

Le créole est une part très importante dans la culture mauricienne car il fait partie de l’identité, du mode de vie et de « l’esprit » mauricien. Outre le créole, d’autres langues ont été développées comme le Chinois et le Bhojpury qui est parlé dans les régions rurales.

Bien que le créole soit la langue préférée des mauriciens, on ne lui donna pas de caractère officiel. La langue officielle du pays est l’anglais bien que le français soit plus utilisé dans le milieu des affaires et de l’administration.

Histoire du Punch

Des mystères, des inventions et beaucoup de fables revendiquent à tort l'origine de ce Cocktail. La plus proche, qui est aussi la plus racontée s'avère fausse et dit que le "punch" aurait été inventé dans la marine britannique vers 1552 par des marins Anglais qui mélangeaient du "tafia" (sorte de rhum non raffiné, ancêtre du rhum) et du sucre. Après avoir pris connaissance de l'origine exacte, on comprendra pourquoi les Anglais tiennent tant à garder et à transmettre cette origine quelque peu erronée. L'origine exacte est tout de même liée, la voici : Le "tafia" faisait partie de la cargaison des navires Anglais pour le commerce, ainsi que des rations des marins Anglais, qui en buvaient en petites quantitées juste pour se donner de la force et du courage, car il était rude et désagréable à boire.

Mais les plus gros buveurs de tafia étaient les flibustiers, corsaires, boucaniers, pirates et autres hors-la-loi des mers, dont les pillages offraient régulièrement des tonneaux de "tafia", un fabuleux trésor.Entre 1530 et 1580, ces hors-la-loi des mers recrutent une partie de leur équipage en soûlant les jeunes marins Anglais, dans les ports grâce à leur mélange à base de "tafia", sucre et fruits. Les marins de la marine nationale, trouvant là une façon de boire le "tafia" séduisante, se retrouvaient trop ivres pour répondre à l'appel et devenaient déserteurs. Ils n'avaient d'autres choix que de s'enrôler chez ces hors-la-loi des mers, avec qui ils avaient noué des liens amicaux et échangé leur passion pour la mer.La désertion était l'un des problèmes les plus graves auxquels la Marine Royale Anglaise devait faire face, mais certains marins arrivaient heureusement à être présents à l'appel. Fiers de cette délicieuse trouvaille, une fois leur navire accosté en Inde, ils entreprirent de mélanger leur rations de "tafia" aux fruits locaux.
Mélanges après mélanges, ils finissent par mélanger les épices locales abondantes (thé et cannelle) à leur mélange et le nommèrent "Punch", venant du mot "panch" qui veut dire 5 en hindoustani et en sanskrit (langues de l'inde). 5 car ce Cocktail a 5 ingrédients de base : le rhum, le sucre, un jus de fruits, la cannelle et le thé. Ce sont ces mêmes marins qui apportent le nom et la recette aux Antilles, seuls producteurs et exportateurs de "tafia".

La recette y est immédiatement adoptée et les Antillais en font une boisson traditionnelle, créant de délicieuses variantes grâce à leur variété de fruits exotiques.Au début des années 1700, les techniques de raffinement améliorent considérablement le "tafia" qui devient "rhum" (de l'Anglais rum, abréviation de rumbullion - un mot de Devonshire qui signifie 'un grand tumulte'). Les Nord-Américains y développent même leur propre production à partir de mélasse. Une forte exportation vers l'Europe se crée et vers 1740 les anglais consomment le rhum principalement sous forme de Punch.

Mais une autre recette découle de cette découverte. En 1731, un soir de grand froid en pleine mer, l'Amiral Edward Vernon, officier de la marine britannique (Royal Navy) eût l'idée, pour se réchauffer, de faire chauffer le mélange en y ajoutant de l'eau et un peu de jus de citron pour lutter contre le scorbut. Ce mélange fut baptisé "Grog" en hommage au surnom de l'Amiral Vernon qui était "Old grog", abréviation d'Old grogram, parce qu'il portait toujours le même manteau en grogram, une épaisse étoffe de soie à gros grain.

Rapidement la consommation de rhum gagne les pays du nord de l'Europe et l'Allemagne.
Mais en France, la croissance de la production des îles françaises en rhum est suspendue par la volonté du gouvernement Français de protéger les eaux-de-vie de vin métropolitaines.
Il faudra attendre les années 1790 pour qu'on consomme du Rhum, un "Punch" ou un "Grog" dans les cafés français.

mercredi 9 mai 2007

Saveurs de l'Île Maurice

La seule biscuiterie de manioc du continent africain se trouve à l'île Maurice

Mme Thérèse Sénèque, qui continue à diriger cette entreprise familiale, malgré ses 83 ans. conserve jalousement le secret des biscuits de manioc qui a fait la réputation de la biscuiterie Rault, depuis 1870, située à Mahebourg, un village du sud de l'île Maurice.








C'est grâce au manioc importé de Madagascar, raconte-t-elle, que je peux continuer à faire mes biscuits au beurre, au chocolat, au lait, au coco et à la costarde. Ici, je ne trouve plus les cent tonnes de manioc dont j'ai besoin annuellement. Sur mes propres terres la récolte est tombée à 25 tonnes et les domaines sucriers de l'île ne produisent plus comme avant, délaissant cette culture au profit de la canne à sucre, plus rentable. Sur l'île Rodrigues, on entend reprendre la culture aussi peut-on espérer voir la reproduction reprendre son rythme. Malgré ses 83 ans, cette vieille dame aux cheveux blancs comme sa farine compte bien offrir en plus, une nouvelle recette longuement mise au point: des galettes de manioc fourrées. Si vous passez à l'île, arrêtez-vous ici. On n'en trouve nulle part ailleurs.

mardi 8 mai 2007

Balade gourmande

La cuisine mauritienne est très riche, à l’image de sa population, allant de la gastronomie européenne à d’authentiques curries indiens, au raffinement de la cuisine chinoise, en passant par le rougaille créole…




Le vaste marché de Port-Louis, dit le "Bazar", construit en 1828, est situé entre la rue Farquar et Queen street. C'est ici qu'on peut vraiment entendre battre le cœur de l'île. Dès cinq heures et demie du matin, un véritable voyage culinaire commence au milieu d'un essaim de visages hâlés, penchés au-dessus des étals. Plusieurs nous interpellent pour vanter la fraîcheur d'un poisson ou d'une viande, posée parfois à même la pierre, ou pour nous convaincre des vertus d'une tisane ou d'une plante médicinale. Le marché se poursuit derrière la rue Farquar. Là, s'entassent des pyramides de potirons, chouchous, limons, pommes d'amour (une variété de petites tomates très prisées à Maurice), giraumon, pâtisson, bringelle (l'aubergine), embrevade, pipengaille, fruit à pain, embérique, margoze, arouille, lalo, épinard, oseille, bette, cresson, petsaï (genre de laitue), songe. et des amoncellements de bananes, noix de coco, mangues, papayes, litchis. Ensoleillés et goûteux, ils appellent une caresse furtive, et on penche discrètement la tête pour humer les flaveurs sucrées… Sur un étal le parfum acidulé de la citronnelle se mêle à celui épicé de la feuille de coriandre, du caripoulé (laurier local) et du gingembre. Puis dénoués, les sacs d'épices nous dévoilent, lumineux et odorants: piment, curry, cumin, cardamome, curcuma… Les sacs de céréales ou de grains secs et les poissons salés étalés comme de longues semelles débordent jusque sur le trottoir.





Puis on sort du bazar, histoire de prendre une gorgée de grand air. Nos sens n'ont pas le temps de s'adapter aux parfums d'encens que les marchands ambulants viennent taquiner nos papilles : samoussas (feuilletés frits), gâteaux-piments, dholl-puris (galettes accompagnées d'une sauce au cari), mines frits (nouilles chinoises frites avec des légumes, du poulet, des crevettes, des oeufs et des épices), biryani (riz, épices, légumes avec viande ou poisson)…
Dans les restaurants de Mahébourg, les langoustes poêlées sautillent jalousement à côté des poissons (Capitaine, Barois, Bécune, Carangue, Barbet, Marlin, Sacré chien.) fraîchement pêchés du lagon honorés au curry ou frits à la poêle, servis avec du riz et des salades de palmiste. Il existe également une variété de grosse crevette que l'on appelle ici Camaron, crevette de rivière; lorsqu'elle est cultivée en mariculture, en prend le nom de Camaron Rosenberghii.
Côté dessert, la présence française est omniprésente: crème caramel, vacherin, crêpes, flans, tartes, crèmes, mousses. préparés avec une touche locale - sucre de canne, vanille, rhum, cannelle.




Il faut faire un saut à l'île Rodriguez considéré comme le "grenier" de la grande île. Les cultures vivrières (le maïs, la patate douce, le manioc et le haricot) sont surtout destinées à la consommation locale. L’oignon, l’ail, le citron et le piment sont cultivés en grande quantité et prennent le bateau vers Port-Louis pour alimenter le bazar. Au marché pittoresque du samedi à Port Mathurin, on peut découvrir, entre les chapeaux de paille et les objets de vannerie, des « achards » de citrons verts et des pots de miel - le miel rodriguais est reconnu hors pays. Il est temps de se mettre à table: fruits de mer, « rougaille » de bœuf, curry de poulpe, porc laqué, pouding de maïs.

Clips de l'Ile Maurice


Cassiya
envoyé par bahaie

Cassiya (IV)
envoyé par bahaie